dimanche, janvier 20, 2008

Sweet Playfellow

J'écris entre deux élans de culpabilité et d'angoisse. Demain je me fais opérer (oui C.R se fait opérer! MOI et mes anticorps à toute épreuve!) mais ne vous inquiétez pas ce n'est pas important. Enfin, je veux dire par là que je ne risque pas ma vie "sur le billard" comme ils disent. Voilà pour la partie angoisse. Maintenant passons à LA CULPABILITE.

J'envisage mon avenir proche (= les trois prochaines semaines) comme une montagne de travail que je n'accomplis pas et pour lequel je suis en retard. Un retard genre retardataire. Il me faudrait revenir en arrière pour prendre le temps de lire plusieurs récits sur la prise de la Bastille pour les comparer, ainsi que de lire tous les livres qui existent sur le théâtre, et Shakespeare, et la casa de Barnarda mierda (non c'est bien, c'est de la culture). J'aimerais aussi pouvoir réviser le latin (latumus mierdum), et l'histoire puisque j'ai une petite colle à propos de la Révolution Française pas plus tard que ce jeudi. AH et aussi le vocabulaire d'anglais. AH et les livres de philo et la dissert de philo.

VOILA ce pourquoi je culpabilise. Mais je propose de penser à autre chose et de faire comme si ça n'existait pas, comme si tout ce que je ratais ne m'empêchais pas d'aller en khâgne.

Je suis une très mauvaise blogueuse. Voilà un exemple d'article que je ne finirai jamais, même si l'intention y est. Ce n'est pas que je veux pas, j'ai la volonté, je ressens le VOULOIR mais rien n'y fait. C'est comme la dissertation de philo sur l'embarras du choix, je voulais vraiment réussir et faire quelque chose de correct. Et pourtant.
Deux jours après, me voilà pour terminer cet ersatz d'article et vous informer que non non, je ne suis pas morte sur la table d'opération. Il y a eu un moment proche de la mort mais on ne peut pas dire que je sois réellement morte.
Conseil: se faire anesthésier que la moitié du corps pour éviter l'anesthésie générale parce que "vous avez peur de ne jamais vous réveiller" n'est pas une idée aussi brillante que ça en a l'air. Et pourquoi à votre avis?
Peut être parce que la sensation d'avoir une aiguille de deux mètres dans le dos est très étrange et douloureuse ("ah, je suis près des ligaments" OUAIS JE VOULAIS ENTENDRE CA MADAME LE MEDECIN ANESTHESISTE). On sait pas.

Je suis pourtant restée fidèle à moi même durant cette opération. J'ai eu très froid. Mais quand je dis froid, c'est pas pour rigoler. Le froid véritable, tel l'Alaska dans "Into the Wild" (super film soit dit en passant). Même avec une couverture chauffante qui chauffe (comme son nom l'indique) à bloc (champ lexical de l'opération, normal), je grelotai pendant une heure et demie (UNE HEURE ET DEMIE D'ATTENTE dans la salle de réveil où je n'étais non pas "en train de me réveiller" mais DEJA réveillée.)
Quoiqu'il en soit, maintenant tout ça est (j'espère) terminé (un peu comme quand on a le permis de conduire et qu'on a plus besoin d'aller dans une auto-école, ce qui est mon rêve le plus cher.)

Et sinon les soldes c'est bien. Pour une fois j'ai eu l'impression de trouver des choses qui valent le coup d'être achetées et ça fait du bien. Et c'est bientôt les 19 ans de on-sait-qui (indice: ce n'est pas DU TOUT Voldemort). On peut aussi dire que c'est bientôt les vacances (ahahahahahahahaaaaaaouuiiiiiiiin il me reste beaucoup trop de choses à faire avant d'accéder au paradis -not so paradisiac).
Une fois de plus je remarque qu'il ne se passe rien de bloguable dans ma vie et que cet article ne sert pas à grand chose à part soulager ma conscience de laisser mon blog à l'abandon.

Voilà donc euh. Peut être à bientôt (ou peut être pas, no one knows).
See you later aligator.